La voiture est garée mais personne ne part. Devant, un homme s'est penché sur quelque chose — une feuille, un écran, on ne sait pas — et la lumière qui l'éclaire est froide, bleutée, intérieure. Derrière lui, dans l'ombre, son passager regarde par l'autre fenêtre. Ils ne se parlent pas. Ils ne se regardent pas non plus. La cité, dehors, continue de tenir ses étoiles de sodium au-dessus des voitures garées — mais elle n'entre plus ici. L'habitacle est devenu une niche : un endroit où l'on se replie après avoir trop vu. Et la lumière qu'on choisit maintenant, ce n'est plus celle qui tombe du ciel — c'est celle qu'on garde au creux de la main.
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LSB / Archive 011
Dehors la cité. Dedans, un autre monde.
