Il n'y a personne dans cette image. C'est sa force. La cité brille de l'autre côté du bois, jaune et habitée, et nous, on est là, à la lisière, sur les feuilles mortes, à la regarder respirer entre les troncs. Les arbres ne cachent pas — ils filtrent. Ils mettent une grille entre nous et elle, et c'est par cette grille que la lumière prend forme. C'est le moment où on cesse de marcher pour regarder vraiment. Le moment où on comprend que la cité, vue de loin et à travers, dit autre chose que la cité vue de face.
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LSB / Archive 005
Les arbres filtrent. La cité parle derrière.
